
Tintin et Haddock cherchent autour du Léman (Genève, Nyon, Cervens) leur ami le professeur Tournesol, inventeur d'une
arme de destruction massive:
«Une arme qui reléguera la bombe A et la bombe H au rang de la fronde et de l'arquebuse», déclare dans l'album un général bordure. «Voici, défiant l'univers du haut de ses gratte-ciel, une gigantesque cité d'outre-atlantique qu'il est inutile de nommer. Cette cité, Messieurs, nous l'avons condamné à disparaître (...) Voyez: les orgueilleux buildings tremblent sur leurs bases, se lézardent, se désagrègent, basculent... Et s'écroulent en poussière!»Cet album, dont l'histoire se déroule sur fond de guerre froide, où Hergé se montre visionnaire des attentats du 11 septembre, est publié ces jours dans la langue de la région.
L'arpitan est l'une des grandes langues romanes, divisée en de nombreux patois (savoyards, romands, lyonnais, forézien, valdôtain, bressans...).
Ecrit dans une orthographe supra-dialectale, unifiée et francomorphe, cet album s'adresse aussi bien aux locuteurs de la langue vernaculaire qu'aux curieux: sa lecture est somme toute assez aisée pour toutes et tous.
Edité à Bruxelles par Casterman à l'occasion du centenaire de la naissance d'Hergé, il est disponible auprès de l'association
Arpitana.
Le lancement a eu lieu le 23 mars à la caserne des pompiers de Nyon (canton de Vaud) et le 24 mars à la bibliothèque municipale de Cervens (canton de Thonon-les-Bains Ouest).
http://www.lacote.ch/journal/sortir/archives/edition_tintin_est_publie_dans_une_version_originale_168807.php
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Arpitania abada! Debout l'Arpitanie!